Vous vous êtes déjà demandé pourquoi l’une des pièces du jeu d’échecs porte le nom de « fou » ? Personnellement, cela fait partie des choses qui m’ont beaucoup intrigué à mes débuts. Ceci, d’autant plus que les théories sur les origines de ce nom diffèrent parfois beaucoup, d’une source à l’autre.
Cependant, celle qui m’a le plus convaincu jusque-là, associe le nom de cette pièce à l’expression « fou du roi ». Cette dernière est employée pour désigner le bouffon qui était chargé, à une certaine époque, de faire rire le roi et sa cour. Et quand on voit comment se déplace le fou aux échecs, on peut, sans trop de risque de se tromper, se dire qu’il y a bien un lien entre les deux.
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Tout savoir sur le déplacement du fou dans un jeu d’échecs
Dans votre apprentissage des échecs, vous devez naturellement apprendre et maîtriser comment se déplacent les fous ; ces pièces qui font rire les autres sur l’échiquier, mais se révèlent tout particulièrement dangereuses pour le camp adverse.
D’ailleurs, je suis persuadé que vous n’avez pas dû beaucoup rire la première fois qu’un joueur expérimenté vous avez planté un mat du berger, l’un des mats rapides dans lesquels le fou joue un rôle majeur.
Il faut dire que cette pièce aux allures de pion géant portant un heaume se déplace un peu « bizarrement ».
En effet, tandis que la plupart de ses pairs évoluent droit devant eux, le fou bouge de manière oblique ou en diagonale. Tant qu’il n’a aucun obstacle sur sa trajectoire, il peut se déplacer d’autant de cases qu’il le souhaite sur l’échiquier. Il peut aller de droite à gauche ou de gauche à droite, en avançant ou en reculant, mais toujours en diagonale.
Par contre, le fou ne peut pas passer au-dessus d’autres pièces comme le fait le cavalier.
Le concept de diagonale associé au déplacement du fou aux échecs a une implication majeure. Comme vous le savez désormais certainement, un échiquier est composé de 64 cases et est donc représenté comme un carré de 8×8 cases.
Le fait que les couleurs soient alternativement le blanc et le noir implique que les lignes ou trajectoires en diagonales ont toujours la même couleur. Chacun des fous présents sur l’échiquier ne peut donc, à aucun moment, changer de couleur de case au cours de la partie.
Ainsi,
- Le fou blanc initialement sur la case noire c1 sera toujours sur des cases noires ;
- Le fou blanc initialement sur la case blanche f1 est condamné à rester sur des cases blanches ;
- Le fou noir qui démarre la partie sur la case blanche c8 reste sur des cases blanches jusqu’à la fin ;
- Le fou noir initialement sur la case noire f8 ne peut bouger que sur des cases noires.
Et pour manger alors ?
C’est tout simple, pour manger une pièce adverse, il faut que cette dernière soit sur le chemin de votre fou. Il peut donc capturer la première pièce qui se trouve sur sa trajectoire diagonale si aucun obstacle ne les sépare. Pour cela, il suffit de retirer la pièce de l’échiquier et de mettre le fou sur la case qu’elle occupait.
Astuces pour bien utiliser votre fou aux échecs
Pour exploiter au mieux le potentiel de vos fous aux échecs, gardez à l’esprit qu’il s’agit de pièces très importantes. Beaucoup de bons joueurs d’échecs tiennent énormément à leurs fous parce qu’il s’agit de pièces à longue portée, c’est-à-dire qu’elles peuvent se déplacer d’autant de cases qu’elles le souhaitent quand elles ont le champ libre.
Si dans la valorisation des pièces aux échecs, on met souvent le fou et le cavalier dans la même catégorie, à savoir celle des pièces mineures, le fait que le fou soit une pièce de longue portée le rend souvent plus intéressant que le cavalier.
Pour bien utiliser votre fou, capitalisez donc sur sa longue portée en lui trouvant de longs chemins dégagés à l’instar de la Dame. On dit que les fous aiment les positions ouvertes où il y a peu d’obstacles sur leurs différentes trajectoires. Ils peuvent alors, à distance, empêcher des pions du joueur adverse de bouger, ou lancer des menaces sur les pièces adverses.
C’est d’ailleurs sur la base de ce principe que découlent trois notions essentielles associées aux fous : le bon fou, le mauvais fou et le fou actif.
Le bon fou
Aux échecs, on considère qu’un fou est bon lorsque ses mouvements ne sont pas restreints ou bloqués par des pions centraux appartenant à son propre camp. Il possède alors un champ d’action relativement large.
Le mauvais fou
À l’inverse, on dit qu’un fou est mauvais, lorsque ses déplacements sont bloqués par des pions centraux de son propre camp présents sur des cases de sa couleur. Ne pouvant rayonner, ce fou peut devenir inutile. Mais il peut également être décisif s’il est positionné sur une case active.
Le fou actif
Un fou est dit actif dès lors qu’il peut bouger dans un sens ou dans un autre. Selon le cas, un fou actif peut tout aussi bien être que bon ou mauvais.
Quelle notation algébrique pour le fou aux échecs ?
Selon la notation officielle de la Fédération internationale des échecs, le fou est désigné en français, par la lettre F, la première lettre du mot. En anglais, le fou est appelé « Bishop ». Sa notation algébrique dans la langue de Shakespeare est donc la lettre B.
FAQ
Le fou est-il plus fort que le cavalier ?
Dans la plupart des systèmes d’évaluation, les deux pièces la même valeur. Cependant, selon la position (notamment dans les positions ouvertes), le fou peut s’avérer plus fort que le cavalier.
Qu’est-ce qu’un mauvais fou ?
Un mauvais fou est un fou dont le chemin est obstrué par des pions de son camp. Dans une position fermée, posséder un mauvais fou peut être un désavantage, car la pièce ne peut alors pas du tout s’exprimer.
Le fou est-il plus fort que la tour ?
Le fou est considéré comme une pièce de moins grande valeur que la tour, qui est une pièce lourde. On dit d’ailleurs qu’un joueur a la qualité quand il sacrifie une tour contre un fou ou un cavalier.


